Vente publique de livres et de peintures

Vente :

le vendredi 22 février 2019 à 13 h
le samedi 23 février 2019 à 13 h

Exposition :

du vendredi 15 février 2019 au dimanche 17 février 2019 de 10 h à 18 h
du mardi 19 février 2019 au mercredi 20 février 2019 de 10 h à 18 h
le jeudi 21 février 2019 de 10 h à 18 h

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Lot 0696

à Augusta : « je ne suis pas une poire molle, un kakebrouk ni un imbécile » ENSOR (James) (1860-1949), peintre belge. Lettre autographe paraphée à Augusta Boogaerts (1870-1951), amie de l'artiste, cachet de la poste : Ostende, 27 octobre [1888 ?] (le millésime n'apparaît pas sur le cachet de la poste), 4 pages in-12 (pliure), enveloppe timbrée conservée (Melle Augusta Boogaerts, 13, rue du Vivier à Ixelles), lettre envoyée par recommandé. « Sapristi ! Quelle longue lettre à poigne vous m'écrivez. Vous êtes toujours pour le mouvement et la violence. Vous m'abreuvez vraiment de qualificatifs violents. Mais peut-être croyez vous me rendre service en me secouant ainsi. Laissez moi vous dire cependant que je ne suis pas une poire molle, un kakebrouk ni un imbécile » etc. Ensor s'inquiète de la santé d'Augusta puis parle de la sienne. Enfin : « Pour l'instant je suis garde malade et ne puis bouger aussi je dois mettre ordre à mes affaires et cette besogne est fort sérieuse » etc. « Une petite vacance me fera le plus grand bien. [...] mes bonnes amitiés et une poignée de mains cordiale » + petit paraphe. La dernière phrase de cette lettre n'augure guère d'une relation intime. Augusta est la fille d'un hôtelier ostendais qui a travaillé un petit temps - vers 1887 - dans le magasin de souvenirs que tenait la mère de James Ensor. Elle a dix ans de moins que lui et une idylle s'amorce. On se promène, on se déclare ses désirs. Mais cela s'arrête là. La version officielle veut que la famille d'Ensor se soit opposée au mariage. Augusta devient gouvernante auprès d'une riche famille bruxelloise. Plus tard, quand Ensor se rend à Bruxelles et séjourne dans l'un de ses hôtels favoris près de la gare du Luxembourg, il a l'occasion de la rencontrer : elle loge tout près, rue de Theux. Ensor la baptise La Sirène, « son amie pour la vie ». Il lui envoie des petits mots empressés. Il lui écrit des notes en marge de ses lectures. Il se plaint aussi de son caractère difficile dans une lettre adressée à un ami : « Elle est l'être le plus tyrannique qui court sur terre ». Elle lui fait des scènes et ne supporte pas qu'il entretienne une conversation posée avec des amis. Est-ce pourtant elle qui a posé pour une série d'études de nus conservés au Musée des beaux-arts d'Anvers) ? (https://www.levif.be/actualite/belgique/la-vie-tres-secrete-de-james-ensor/article-normal-406293.html) Les lettres d'Ensor de cette époque sont rares. Celle-ci semble inédite.

Estimation : 400/500€


Lot 0697

ENSOR (James) (1860-1949), peintre belge. Reçu signé, daté Ostende le 17 mai 1919. 1 feuillet de 8 x 14 cm à l'encre sépia sur papier commercial : "Reçu de Mlle A. De Winter la somme de mille francs en acompte sur le loyer de la maison 19 rue de Flandre à Ostende (...)".

Estimation : 75/100€


Lot 0698

HELLENS (Franz), nom de plume de Frédéric Van Ermengem (1881-1972), romancier, poète, essayiste et critique d'art belge. Il vit à Paris de 1947 à 1971. Lettre autographe signée à Léopold Survage (Léopold Frédéric Léopoldovitch Stürzwage, 1879-1968), peintre français d'origine russe, qui se consacre à la peinture monumentale dans les années 1950-1960 : fresque sur le thème de la Paix au Palais des Congrès de Liège qui l'amène à rester dix-huit mois en Belgique, lettre datée de Saint-Cloud, le 28 février 1954, 1 page 8° (pliure avec petite déchirure aux plis). Excuses de Franz Hellens pour ne s'être pas rendu « à la manifestation d'amitié qui eut lieu dans ton atelier. Seule l'absence, et l'ignorance, ont fait que je ne fus pas à cette fête à laquelle j'aurais voulu participer. » (...)./ HELLENS (Frans). Lettre autographe signée à Léopold Survage, le 11 avril 1966, 1 page 4° (pliure avec déchirure aux plis). Belle et longue lettre dans laquelle Hellens regrette de n'avoir pas visité l'exposition rétrospective qui se tient à Paris [au Palais Galliéra présentant 163 oeuvres de Survage de 1903 à 1965]. « Il y a bien longtemps que nous ne sommes vus, vieux et fidèles amis que nous sommes depuis Nice en 1916-17, te souviens-tu, sous ce beau soleil en un temps si dramatique, dont la rumeur même n'arrivait pas jusqu?à la Place Basséra ! » (...). Pour la petite histoire rappelons que les deux correspondants ont été portraiturés par Modigliani./ Ens. 2 pièces.

Estimation : 40/80€


Lot 0699

LINZE (Georges) (Liège 1900-1993), poète, écrivain, animateur de revue et essayiste liégeois dont l??uvre est proche du futurisme et marquée d'optimisme. Carte postale signée à Léopold Survage, envoyée de Liège, sans date (années 1950). Intéressant document sur la préparation du mur au Palais des Congrès de Liège. Linze demande à Survage de recevoir les architectes du Palais et celui de la ville. « Je crois que tout va se terminer et que vous pourrez travailler, en ayant votre tranquilité d'esprit. »/ LINZE (Georges). Carte postale avec le portrait de l'écrivain et le liste de ses romans, envoyée à Léopold Survage, Liège, le 4 septembre 1957. Toujours à propos de la date de rendez-vous avec l'architecte de la ville./ LINZE (Georges). Lettre autographe signée à Germaine Survage (née Meyer), Liège, le 8 novembre 1968 (l'artiste est décédé le 31 octobre). Belle lettre de condoléances. « On va comprendre le message émouvant, riche de poésie que constitue son ?uvre, une des plus significatives de tout le siècle ». On joint : 1. Portrait imprimé de Georges Linze avec une dédicace autographe signée à Léopold Survage et un mot de Fernande Linze (pliure et déchirure). 2.- Petite coupure de presse extraite du « Soir » du 14 novembre 1959 - mentions ajoutées à la main par l?écrivain - collé sur un petite feuille mentionnant une exposition de Léopold Survage à Paris. 3. Une coupure de presse non identifiée signée Sabine Marchand rendant compte d'une exposition Survage à la Galerie Verrière à Paris [en 1968 ?] : « l'autorité [de Survage] a su marquer le cubisme en introduisant un accent très personnel, une sorte de fraîcheur naturelle qui lui est propre ». 4. « Manifeste de l?an 2000 », signé Georges Linze, un feuillet de 21,5 x 27 cm, imprimé sur deux colonnes (pliure)./ Ens. 7 pièces.

Estimation : 100/150€


Lot 0700

« En tous cas je ne transigerai jamais sur mon art. ».- MELLERY (Xavier) (1845-1921), peintre belge. Correspondance avec Arnold Goffin (1863-1934), historien de l'art et écrivain belge. Cinq lettres autographes signées du 18 décembre 1919 au 9 juillet 1920. Après la disparition de l'artiste, Goffin écrit un article de 22 p. dans « La Revue d'art », vol. 25, n° 5-6, mai-juin 1025. 1. Laeken, 18 décembre 1919, 3 pages in-12 : « Je serais très heureux que vous vouliez bien mettre à ma disposition votre belle valeur littéraire. Seulement je voudrais d'abord vous communiquer quelques réflexions, car vous me permettrez n'est ce pas d'être franc et je suis certain que vous me comprendrez. » Après avoir communiqué ces réflexions, Mellery ajoute : « En tous cas je ne transigerai jamais sur mon art. » 2. Laeken, 16 décembre 1919, 3 pages in-12 : tout est à citer comme : « Il me serait très agréable de vous revoir si vous aimiez venir fumer un cigare : vous inspirez une si réelle sympathie, comme tout homme de valeur, vous accordez à autrui l'attention et le temps de s'exprimer », etc. 3. Le 21 février 1920 : extrait : « Je n'ai pas encore, non plus, d'autres documents que ceux que vous connaissez, quand tous mes dessins seront à point, je ne pourrai qu'alors seulement les faire photographier et choisir les plus caractéristiques. » Etc. 4. Laeken, 12 mars 1920, 2 pages ½ in-12 : Mellery remercie Goffin pour sa communication. « Je n'arrive pas à fouiller dans tout ce que j'ai écrit sur l'art, je suis toujours tellement occupé, j'ai d'ailleurs mes pensées en art beaucoup plus fixées et plus complètes aujourd'hui qu'autrefois. » Mellery envoie 7 photos qu'il décrit en P.S. 5. Laeken, 9 juillet 1920, 1 page et 3 lignes in-12 : « Depuis notre dernière correspondance j'ai souffert le martyr ! physiquement et moralement ! J'ai à ce sujet écrit une étude que je voudrais bien vous lire. » Mellery invite Goffin à déjeuner ou à souper. « J'ai foi en votre jugement, je le recherche, c'est une charité que vous demande un frère aîné qui signe Xavier Mellery ». On joint une carte de visite de Mellery adressée à Constant Montald (1862-1944), peintre et sculpteur belge. On joint également : 1. et 2. Deux télégrammes de Mellery à Goffin, dont l'un daté du 20 juillet 1920 demandant de « différer visite », l'autre non daté réclamant le « réconfort visite samedi ». 3. Un mot manuscrit daté de Laeken 11 mai 1920 déclarant que « Xavier Mellery étant souffrant et alité depuis quatre semaines, s'est trouvé dans l'impossibilité de correspondre avec Monsieur Arnold Goffin », etc. 4. Le faire-part de décès de Xavier Mellery (4 février 1921) envoyé à Goffin. 5. La carte imprimée de remerciements pour « les marques de sympathie » à l'occasion du décès de l'artiste (pliure). 6. Une coupure de presse avec photo sur les funérailles de l'artiste. 7. Une petite coupure de presse sur « La Vente Xavier Mellery »./ Ens. 14 pièces.

Estimation : 250/300€


Lot 0701

ROUSSEAU (Victor) (1865-1954), sculpteur belge. Correspondance avec Arnold Goffin (1863-1934), historien de l'art et écrivain belge : quatre cartes postales (deux non datées) et 19 lettres (une seule non datée) s'étalant chronologiquement du 17 mars 1909 au 4 juillet 1933, soit environ 50 feuillets in-12, 8° et 4°. Il y est question d'oeuvres de l'artiste et de critiques de Goffin (par exemple le 6 juillet 1925 : « Au moment de quitter Forest pour le pays de Meuse et comme pour me rappeler que j'ai bien mérité les joies d'un repos prolongé, je reçois votre étude enthousiaste sur mes oeuvres. ») On joint 4 lettres de Victor Rousseau à la femme d'Arnold Goffin, deux du vivant du critique littéraire, les deux autres après sa mort. Dans la première il est question d'un médicament, dans la deuxième de remerciement à une invitation, les deux dernières concernent une cérémonie d'hommage à feu Arnold Goffin et à la disparition de Constant Montald. On joint également une lettre du 16 février 1942 à Constant Montald qui vient de perdre sa femme./ Ens. 28 pièces.

Estimation : 100/150€


Lot 0702

STOCLET (Adolphe), (1871-1949), financier bruxellois, amateur d'art renommé, né au sein d?une famille de banquiers belges d'origine gembloutoise. Il est le commanditaire du palais Stoclet, situé sur l'avenue de Tervueren à Bruxelles. Lettre manuscrite, datée du 13 juillet 1917, adressée au docteur Georges Marlow, médecin et poète belge (1872-1947). 2 ff. recto/verso, sous enveloppe non timbrée (le papier et l'enveloppe sont imprimés du monogramme d'Adolphe Stoclet et de son adresse sise 303 avenue de Tervueren à Woluwé St. Pierre - Bruxelles) : "Cher Monsieur / Vous avez deviné et prévenu notre désir intense de / posséder le texte de votre inoubliable conférence sur / Maubel : soyez en remercié, et de tout coeur" (...) "Et quelle joie aussi de posséder ce manuscrit dans / l'émouvante calligraphie de son auteur ! telle / l'écriture chinoise, qui est à la base de tout l'art / extrême-oriental, l'a marqué pour toujours de / son caractère » (...).

Estimation : 50/100€


Lot 0703

VERHAEREN (Émile) (1855-1916), écrivain belge. Ensemble de 26 photographies argentiques modernes (23,5 x 18 cm) de Verhaeren représentés par Georges Tribout, Théo Van Rijsselberghe, Constant Montald (mains et silhouette), etc., des photographies de la maison du Caillou qui bique, intérieur et extérieur (5), plusieurs portent la mention « Photo C.G.T. [Commissariat général au Tourisme de Belgique] ».

Estimation : 25/50€


Lot 0704

VERHAEREN (Marthe), née Massin (1860-1931), artiste peintre belge, épouse d'Émile Verhaeren (1855-1916). 8 cartes postales autographes adressées aux Montald, c'est-à-dire Constant (1862-1944), peintre et sculpteur belge, et Gabrielle Canivet (1867-1942) sa femme, cartes signées Marthe ou paraphées, dont au moins une rédigée du vivant d'Émile Verhaeren. Ces cartes montrent l'amitié solide qui lie Marthe aux Montald du vivant d'Émile Verhaeren et après sa disparition. 1. [Cachet de la poste : St-Cloud, 29 novembre 1911] : « C'est à vous seul que j'écris ; - pour vous confier que votre dame a été ici charmante, qu'elle a suscité de nombreuses affections, - mais - hélas ! - aussi une haine terrible entre deux cavaliers qui voulaient également la promener, pendant que Verh[aeren] était cloué sur son fauteuil ».- 2. [Cachet de la poste : St-Cloud, 20 octobre 1918 ?] : « [...] ne voudriez vous pas mettre à la poste recommandé, le livre Les Aubes que tu trouveras dans le petit meuble d'en haut. ».- 3. [Cachet de la poste : St-Cloud, 18 mars 1919], carte datée du « Mardi 9 mars ». Marthe Verhaeren se plaint de n'avoir de nouvelles de personne.- 4. [Cachet de la poste : St-Cloud, 11 mars 1919], carte datée du « Mercredi 7 » : « Personne ne m'écrit, vous pensez si cela m'agite. Pourvu que je ne sois pas plus mal ».- 5. [Cachet de la poste : St-Cloud, 21 octobre 1920] : « Avez-vous reçu la lettre dans laquelle je vous demande des renseignements sur le livre du Cloître ? ».- 6. [Cachet de la poste : Quiévrain, 26 juillet 1922, carte postale du Caillou-qui-bique] : « Voyez mes Chers amis, d'où je vous écris. [...] Ne viendriez vous pas me voir ? »...- 7. [Cachet de la poste : St-Cloud, décembre 23] : Marthe demande qu'on lui écrive « Parce que, si vous ne pouvez être ici pour Noël, j'inviterai les Fontainas à passer le réveillon ici » (?). [André Fontainas (1865-1948) est un poète et écrivain français ayant vécu en Belgique].- 8. Sans date ni cachet : « Rien à vous dire que vous ne sachiez. Les amis continuent à être fidèles » (..).

Estimation : 40/60€


Lot 0705

Exemplaire d?Edmone Adès truffé de lettres originales et autres documents.- ADÈS (Albert). Adès chez Bergson. Reliques inconnues d'une amitié. P., [Edmone Adès], 1949, in-12, en feuilles, couv. bleue rempl., couv. cristal imprimée, non coupé, chemise et étui en toile grise. Édit. orig. tirée à 600 ex. num., comprenant des fac-similés de lettres de Bergson et d'Adès dont 3 inédits ainsi qu'un portrait d'Henri Bergson par Albert Adès. Exemplaire d'Edmone Adès, fille d'Albert Adès, agrémenté d'un envoi d'Hélène Adès à sa fille. Ex. enrichi de divers documents : lettre de Jeanne Bergson, fille d'Henri Bergson, adressée à Edmone Adès (sous enveloppe timbrée) ainsi que toutes les lettres manuscrites originales en regard des fac-similés, dont 1 sous enveloppe. Adès (Le Caire, 1893 - Paris, 1921) travaillait à une étude comparée de Mirbeau, Maeterlinck et Bergson, quand la mort l?a surpris. Sa fille, Edmone, a publié en 1949 ses notes manuscrites, sous le titre "Adès chez Bergson".

Estimation : 150/200€


Lot 0706

ANTO-CARTE.- WOLFERS (Marcel).

Les Ecrits de novembre. 2e cahier du Marchand d'images. Ouvrage entièrement lithographié et calligraphié en noir par Anto-Carte. P., Edit. du Roseau vert, 1922, 4°, 55 p., br., couv. illustrée en noir, cuivre et argent. Edit. orig. tirée à 275 ex. num. et signés sur Ingres Canson et Montgolfier et parmi ceux-ci un des 250 exemplaires numérotés de 26 à 275. Dans ce second cahier du Marchand d'images au titre éloquent, Anto-Carte illustre les textes de son ami le sculpteur Marcel Wolfers, Fredons et doléances, encore tout imprégnés des souvenirs de la guerre. Cet ouvrage, associant parfaitement le texte et l'image, sort des presses de F. Dorel à Paris à l'enseigne de l'édition du roseau (Anto-Carte, Rétrospective, Musée des Beaux-Arts de Mons, 1995, p. 113). Bel exemplaire.

Estimation : 150/200€


Lot 0707

APOLLINAIRE (Guillaume).

L'Hérésiarque et Cie. P., Stock, 1910, in-12, demi-maroquin rouge sang à coins, dos à 5 fins nerfs, tête dorée, couv. et dos cons., ex-libris, étui (reliure non signée de Duhayon, étui non signé de Cheney). Edition originale sur papier du tirage courant dont il n'a été tiré à part que 21 exemplaires sur Hollande. Ex. enrichi d'un envoi à Pierre Veber, journaliste et dramaturge (1869-1942) : "A Monsieur Pierre Veber / Hommage de ma très haute / estime littéraire / Guillaume Apollinaire". Très bel exemplaire.

Estimation : 1200/1400€


Lot 0708

APOLLINAIRE (Guillaume).

Le Poète assassiné. P., L'Edition, "Bibliothèque des Curieux", 1916, in-12, 316 p., demi-maroquin rouge sang à coins, dos à 5 nerfs orné de caissons de 2 filets dorés et de motifs dorés dont 6 étoiles et 4 doubles cercles autour de petites pastilles de maroquin corinthe, double filet de séparation doré sur les plats, tête dorée, couv. (illustrée par Cappiello) et dos cons., ex-libris, étui (reliure signée Semet et Plumelle, étui non signé de Cheney). Edition originale dont il n'a pas été tiré de grand papier. Portrait-frontispice par André Rouveyre. On a monté en tête du livre, une enveloppe autographe (recto avec 2 timbres de 5 centimes) adressée à "Madame la Comtesse de Coligny-Châtillon" / Villa Baratier / Saint Jean Cap Ferrat. Cachet de la poste "Nice 29-11-1914". C'est par la lettre envoyée à cette date qu'il annonce à Lou [Louise] son engagement au front. Louise était alors logée chez sa cousine Edmée et c'est là que Guillaume Apollinaire la rencontra pour la première fois. Elle fut de fin septembre 1914 à février 1915 l'objet de son amour fou et lui a inspiré "Poèmes à Lou". "Le Poète assassiné" est un recueil de seize contes paru durant la convalescence d'Apollinaire, à la suite de sa blessure à la tempe reçue dans une tranchée en mars 1916. Très bel exemplaire.

Estimation : 1100/1200€