Lot n°0048

- Manuscrit original.- WALLER (Max). Dossier contenant un manuscrit autographe, un tiré à part et 4 pièces autographes. Manuscrit autographe titré « Ma petite marquise » daté de « Northam Sussex 22 juillet 1888 », [71-18 blancs] feuillets foliotés 1-57 puis paginés 58-72, les derniers avec pagination erratique ou non paginés, 2 feuillets détachés, certains probablement réinsérés. Dans un registre 4°, demi-toile verte. Dernier écrit de Max Waller (1860-1889), « Ma petite marquise » sera publié anonymement à titre posthume sous le titre « Daisy » d'abord en 1889 dans la « Revue générale », puis sous forme de plaquette : Waller, Max. Daisy. Brux., Imprimerie Veuve Monnom (publié par la société nouvelle, 1891, 8°, br. couv. impr. (qq. rousseurs). Tiré à part à 20 ex. hors commerce, celui-ci imprimé pour Jules Destrée. La première édition en librairie paraîtra chez Paul Lacomblez en 1892. Rédigé à l'encre dans un registre dont les derniers feuillets contiennent les comptes (années 1860-1866) des « Annales d'oculistique », revue dirigée par le docteur Warlomont, père de l'auteur, le manuscrit s'ouvre sur la mention « Nouvelle commencée le 22 juin 1888 (Northiam). Achevée le 22 juillet 1888 [Northiam] ». Déjà très malade, Max Waller avait passé quelques semaines dans ce village de l'East Sussex, situé à une vingtaine de kilomètres de Hastings, sous le toit du recteur du village, le révérend William Edward Lord (Mr. Grevill dans le roman). Le cadre de sa nouvelle est inspiré par ce séjour anglais. Manuscrit de première mouture, certaines pages, surtout au début, moins raturées que d'autres : les 7 premiers chapitres, d'une écriture soignée, ne présentent que quelques corrections de style ou de vocabulaire ; on note à partir du 8e, outre l'écriture hâtive, des différences plus importantes, notamment en ce qui concerne le découpage en chapitres, la réécriture, l'ajout ou la suppression de phrases entières ; le chapitre XVIII (bataille de Hastings) de la version imprimée manque dans le manuscrit. Le dossier contient outre le manuscrit et la plaquette de 1891, une lettre autographe paraphée [à sa mère ?], datée de Northiam, sans date, 3p. 1/4 in-12 : il va probablement passer quelques jours avec son hôte, Mr Lord, et évoque l'écriture de son « roman entrevu sitôt mon arrivée, un roman dont le style agreste est admirable, où je voudrais mettre tout ce que j'ai dans la tête [...] ; il projette de le faire paraître dans le cadre des concours de la « Revue générale » : il ya là je crois 500 fr. possibles à gagner [...] sans compter que lancée par cette revue côtée, la chose serait reçue à Paris par certaine « Bibliothèque des dames » qui paie bien et fait la joie des cabinets de lecture ». Un billet manuscrit non identifié précise les modalités de participation audit concours, dont la nécessité de l'anonymat du texte qui ne doit être identifiable que par une devise. Max Waller choisira « Fortis in arduis » qui est celle de son hôte anglais, Mr. Lord (cf. son ex-libris armorié collé (abîmé) sur le contreplat du manuscrit, et un billet manuscrit signé « Charles » expliquant la signification du tortil dans cet ex-libris. Dernière pièce de cet ensemble, une lettre autographe signée d'Elisabeth Melot (institutrice à Saint-Gilles selon une note) au père de l'écrivain datée de Houffalize, 30/7/1888 : elle a eu l'occasion de lire le début du roman et souhaite lire la suite afin de pouvoir faire part à Max, toujours en Angleterre, de son appréciation et de son admiration : « [...] S'il veut - s'il sait - se forcer à travailler, il pourra aller si loin ! Il y a tant de coeur chez ce sceptique [...] ».
Estimation: 500/800€
Adjugé: 500€